jeudi 3 décembre 2009
qui êtes vous?

Gilbert
JEAN-MARIE-FLORE
Ma jeunesse
Né en 1945 à Saint Esprit, un village du centre de la Martinique, je suis issu d’une famille d’agriculteurs. Aîné de 10 enfants, j’ai grandi à la campagne jusqu’à l’âge de 19 ans.
Nous étions pauvres mais heureux. J’ai reçu une éducation très rigoureuse, basée sur l’obéissance, le respect et le travail. Ainsi, tout jeune, je suis devenu autonome et responsable. Dès l’âge de 8 ans, lors des petites et grandes vacances, je passais le plus clair de mon temps à travailler dans les champs avec mon père.
A 14 ans, je quittais l’école par désir d’indépendance et très vite j’apprenais le métier de maçon de campagne. Chez nous, on bâtissait peu, on agrandissait ou on rénovait. Faire du neuf à partir de l’ancien…
Mon arrivée en Métropole
A 20 ans, nous étions tous attirés par la Métropole, symbole d’espérance. Je profitais de mon service militaire pour traverser l’Océan.
Je découvre alors la réalité …..Je prends conscience que je suis noir…..
Face à ce constat, je me dépouille de mon Moi pour m’adapter à ma nouvelle vie. La réalité est rude, les incompréhensions grandissent… Ma vie devient une succession de moments vécus avec émotion, passion, amitié et amour.
Pour moi, une vie en entre deux commence….
Je fais carrière dans la police jusqu’à mon départ à la retraite en 1997.
1995, une période marquante, ma mission ONU en Haïti….Mon Essentiel se réveille…
un livre : L’OMBRE DU CORROSSOLIER
En 2005, je décide d’écrire mon histoire afin de me guérir de toutes mes amertumes mais aussi pour témoigner auprès de mes compatriotes et les aider à transformer leur mal-être.

Je rencontre alors Jean Langevin, ensemble nous écrirons l’ombre du Corrossolier qui sera édité en novembre 2006 puis nous créerons une association Black & Blanc.
Depuis, je me suis donné pour objectif de créer des liens qui unissent les êtres humains quelque soit leur culture, leur couleur de peau, leur religion et leur statut social. : « Vivre ensemble avec nos différences »
Depuis 2007, je participe à des manifestations littéraires et pédagogiques :
- Intervention dans des écoles et des collèges en Martinique et en Métropole
en Martinique en Métropole
Présentation du livre en Martinique et en Métropole à l’occasion de soirée-débats : « français mais noir », « migration, intégration, nation »
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Rencontre avec Aimé Césaire à Fort de France
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Participation à plusieurs émissions radio et télévisé dont l’émission de Marie José Alie sur FO « studio M’ »en mai 2008
un film : JAMBÉ D’LO
Cette vie d’entre-deux qui est la mienne ainsi que celle de ma famille est en partie relatée dans ce film documentaire. Il traite avec sensibilité et justesse de l’histoire de l’immigration antillaise en France à travers des portraits de famille martiniquaises et guadeloupéennes.

FABIENNE KANOR et EMMANUELLE BIDOU , réalisatrices de ce film, ont reçu le grand prix JEAN PHILIPPE MATIME du meilleur documentaire de Martinique 2009
Un recueil de poèmes : FRUITS DE LA PASSION
Ces poèmes réunissent toutes els sensations de l'aventure humaine, du bonheur au devoir, du désir à la tendresse, de l'humilité à l'ambition, de l'indépendance à l'engagement, de la sagesse à la passion.
« Ils se sont mêlés à ma vie, parcourant mon enfance, mon adolescence jusqu’à ce jour où, cohabitant avec la culture européenne, ils donnent un sens à ma vie. »
Tout y est, le goût du merveilleux, la gaîté, l’amour, l’insouciance, la bonté et le courage.

lundi 9 novembre 2009
FRUITS DE LA PASSION, le recueil de poèmes de
Gilbert JEAN-MARIE-FLORE vient de paraître
aux éditions du Panthéon.
il est en vente dans toutes les librairies au prix conseillé de 11€,
Ces poèmes réunissent toutes les sensations de l'aventure humaine,
du bonheur au devoir, du désir à la tendresse,
de l'humilité à l'ambition, de l'indépendance à l'engagement,
de la sagesse à la passion.....
Ceux que vous lirez n'ont pas d'âge, ils ont une âme. Tout y est,
le goût du merveilleux, la gaîté, l'amour, l'insouciance, la bonté, le courage....
Qui mieux que l'auteur lui même peut vous parler de ce recueil :
« En 1965, peu de temps après mon arrivée en Métropole, écrire fut pour moi essentiel afin
d'exprimer mon ressenti sur le décalage entre mon idée de la métropole et la réalité que je
côtoyais chaque jour. Je me suis alors senti certes français mais noir avant tout....
Mes poèmes se sont mêlés à ma vie, parcourant mon enfance, mon adolescence jusqu'à ce
jour où, cohabitant avec la culture européenne, ils donnent un sens à ma vie.
Ce livre est aussi un hommage à l'attention des femmes et des hommes qui ont sillonné ma vie
et plus particulièrement ma mère qui a su me donner une âme et la force d'aimer.
Soutenus entre ce va et vient entre deux cultures, ces poèmes sont une source de réflexions
sur les choses de la vie. »
Le déraciné
Je suis comme un arbre, 
Déraciné, désabusé,
Dérouté, oublié.
À Paris, je suis un paria.
Sous le ciel menaçant,
Le temps est triste,
La terre est chaude,
Le pays froid.
Je cherche mes racines
Au sein de la ville
Ce peuple sans mère ni père
Sans foi ni loi.
Je regarde les hommes
Dans les rues étrangères
D’un Paris qui ignore
Tout de mon enfance.
Une meute en panne d’amour
Une machine de fer, où moi,
Le déraciné, je contemple
Mes rêves bafoués.
Accroupi sur la terre,
Je pleure mon enfance
Perdue dans les jardins
Enchantés de ma mémoire.
mercredi 4 novembre 2009
Réagissez sur notre blog, unissons nous pour que ce débat sur l'identité nationale prenne en compte les voix de tous ceux qui vivent en France quelque soit leur origine. HALTE À L'HYPOCRISIE, NON À LA DÉMAGOGIE, OUI À LA RE-CONNAISSANCE La non prise en compte de la diversité constitue aujourd'hui des risques de divergences multiples. Ce n'est pas en voulant pour une énième fois ramener les débats à la réflexion sur l'identité nationale que la voie vers la Liberté, l'Égalité et la Patrie s'ouvriront. Est ce aujourd'hui qu'il faut inculquer cette notion d'identité nationale ? N'est ce pas trop tard? Quelle valeur a-t-elle aujourd'hui quand on connaît l'histoire des générations implantées depuis si longtemps ? A tous nos responsables, j'ai envie de dire : « Arrêtez, ayez le courage de dire les choses, ayez le courage d'agir, cherchez l'adhésion auprès des communautés concernées...Car la réponse aux problèmes d'aujourd'hui, ce sont eux qui la détiennent. » Les vraies réponses sont dans les chaumières, invisibles, impalpables... Vous souvenez vous de cet adage... « Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» Ne le laissez pas venir à vous..... Nous, les immigrés, avons des choses à dire, un espoir à transmettre. Le changement doit venir de nous. Notre parole, notre engagement, nos échanges et nos propositions sont importants pour notre destin et l'avenir de nos enfants nés dans l'hexagone. Il faut que nos cultures soient intégrées et prises en compte dans et par la société dans laquelle nous évoluons. Ne les laissons pas une fois de plus décider à notre place. Il est temps de faire valoir notre émancipation par un choix responsable et mature. Soyons unis dans notre choix d'être français.
Ce nouveau débat m'interpelle et me réveille... 1965, Premier regard sur Paris.. Première colère..Premier poème Un jour d'hiver debout sur la plate forme de l'autobus qui m'amenait à la Madeleine, mon regard a été attiré par un homme, un africain, qui balayait le caniveau rue Royale.... Les maudits C'est vous les maudits de la vie Descendants des Congos, des Zoulous Oubliés du progrès, exclus de la vie. Les sans maman, les sans papa, Les sangs mélés, les gros bras, Les exilés des horizons d'en bas. Vous êtes les maudits. C'est vous les maudits de la vie Vous qui restez noir jusqu'en terre d'hiver Tête baissée et yeux hagards, Un balai d'osier sous le bras, Avec au poignet les menottes D'une culture inconnue. Vous êtes les maudits. C'est vous les maudits de la vie Vous qui vivez la neige au cœur Dans les coins sombres des villes de lumières Une boule de lave vous dévore l'intérieur Quand vous attendez en silence Un peu d'eau, une maigre pitance. Vous êtes les maudits. C'est vous les maudits de la vie Vous qu'on montre du doigt Parce que vous ne pouvez rien dire. Vos grimaces sont des sourires Vous êtes les porteurs de croix Des bonnes consciences qui vous regardent Vider des poubelles à Paris. Gilbert JEAN-MARIE-FLORE
Je ne veux voir dans mes propos ni rancoeur, ni vengeance encore moins de la haine, tout simplement je voudrais, en toute honnêteté, me tourner vers celles ou ceux à qui on n'a jamais posé la question: "Vous sentez-vous bien en France?" Depuis 1965 où je vis sur le sol métropolitain, venant de ma Martinique natale, je suis attentif au déroulement de ma vie..Pourquoi? Tout simplement, c'est comme s'il me fallait à tout moment un thermomètre pour prendre ma température...
Quand on est issue de l'immigration, on a juste le devoir de suivre, de se formater et d'exécuter sans ronchonner .... On a juste le droit que l'on s'octroie .... Voilà où se situe le mal français face à ses immigrés! Je me souviens que durant toute ma scolarité à Ducos, en Martinique, j'étais sur les traces de Victor Hugo, d'Alphonse Daudet, de Lamartine pour ne citer qu'eux... Je me souviens encore de ma géographie de France, de mon histoire de France depuis Hugues Capet...
Mais surtout, je me souviens encore des valeurs sentimentales, fraternelles, filiales et patriotiques qui m'ont aidé à appréhender le monde et les êtres humains. Ces valeurs dans lesquelles je crois et que j'aime transmettre.
Ces valeurs, qui sont le ciment de toute société, sont incontournables. Elles nous apprennent le respect, l'amour, l'amitié, la dignité, la justice, l'honneur.... Où puiser ces valeurs si ce n'est à travers l'éducation ? Oui, l'éducation n'est pas faite pour cataloguer selon tel ou tel degré de capacité, d'assimilation, ni pour faire émerger les élites ... d'ailleurs, quoique l'on fasse nous ne serons jamais reconnu comme des élites... Elle doit permettre d'apprendre...apprendre à connaître, se connaître, échanger, communiquer, respecter pour se respecter et accepter l'autre. Et pourtant, on dirait que dans ce monde l'autre n'existe pas.
Ce n'est certes pas dans la manière où l'immigré a été accueilli dans les années 60 que les liens ont pu se créer.
Que s'est-il passé à cette époque ?
Un afflux d'hommes et de femmes venant d'autres horizons avec leurs mœurs, leurs odeurs, leurs coutumes, leurs vices, leurs qualités et leurs défauts, leurs langues et leurs langages.... Certes tout cela sautait aux yeux et offrait le droit à la critique, au jugement de valeur mais on a malheureusement oublié leur essentiel : leur origine, leur culture, leur passé - c'est à dire leur histoire.
La France, à l'époque, pouvait se montrer généreuse, il y avait du travail....Ne dit on pas:" la gaieté vient du ventre...". En pleine extension, pleine croissance, on a entamé une politique de délocalisation d'immigrés dans certaines villes, bassins d'ouvriers en construisant des villes nouvelles. Je me souviens de CREIL, ville nouvelle...« Le domaine des haies »... Trois kilomètres du centre ville, pas de moyens de locomotion appropriés, absence d'administration, de structures permettant les échanges et la convivialité des nouveaux « parqués ». Par contre, il y eut tout de suite au milieu des HLM un bar- tabac-presse et jeux... Certes lieu de rencontre mais est-ce vraiment un lieu culturel où chacun pouvait échanger ?
Quelques temps après, est apparu une grande surface où la plupart d'entre nous n'accédait qu'à travers champ, faute de moyen de transport.
C'est à ce moment là que se situe la fracture, le sentiment d'inconsidération voir de mépris. À cette époque, cette population d'étrangers était encore imprégnée de la France sentimentalement et patriotiquement.... Ils y ont cru car on leur demandait d'y croire. Tous nous y avons cru, ainsi est née notre longue attente...
Cette génération était une génération docile, travailleuse, respectueuse. Une génération du « merci, bonjour, au revoir, s'il vous plait », génération du doudouisme...
Contre tout espoir, elle a élevé, éduqué sa marmaille. Nous étions coupés de ceux avec qui nous aurions pu échanger pour nous informer afin de nous adapter. Cette génération était courageuse car on leur avait demandé d'être courageux en attendant des jours meilleurs.
45 ans après, cette génération n'a pas pu prendre racines. De là où elle s'implantait, elle rêvait d'un ailleurs...Mais le temps n'attend pas, même si on dit que le temps sourit aux audacieux...Alors l'illégalité, l'indifférence, la discrimination l'injustice s'en sont mêlées... Les rêves se sont dissipés et les espoirs ont tourné au désespoir.
CE QUI ÉTAIT LUTTE HIER EST DEVENU COMBAT AUJOURD'HUI....
Dans ce combat, il faudra un vainqueur. Quel est le camp du vainqueur ? quel est le camp des vaincus ? Je ne prendrai pas le risque d'y répondre...
Je ne voudrais pas chercher de fautifs dans mon analyse mais je préciserai tout de même que la démagogie orchestrée par bon nombre de gens a produit ses effets...
Dans une démarche dite citoyenne et démocratique nul n'a le droit de se sentir exclu, que ce soit du fait de l'autre ou de son propre fait. Gilbert Jean-Marie-Flore, Martiniquais -Français
mardi 6 octobre 2009
Article de Véronique Larose
Potomitan
Site de promotion des cultures et des langues créoles
Annou voyé kreyòl douvan douvan
«Pawol Kreyol»
«A l’ombre du Corossolier» (nov. 2006)
de Gilbert JEAN MARIE FLORE
co-auteur Jean LANGEVIN
par Véronique LAROSE
«Le jour de mes dix-neuf ans, je suis monté sur le paquebot Antilles
et j’ai traversé l’Océan, portant à bout de bras la fierté de ma famille.
[…] Huit longues années plus tard, je suis retourné sur les pas de ma
jeunesse et j’ai pris la mesure du vide qui me séparait de ce que j’étais»
(prologue p.9)
Un livre-mémoire: Martiniquais, Gilbert JEAN MARIE FLORE raconte
une quête identitaire: le vécu d’un Antillais en France hexagonale dans
les années bumidomiennes. Nous suivons Gilles-Dominique, crié «Gilou»
en Martinique et déterminé à être un autre en hexagone. Issu d’une famille
modeste, il grandit avec ses frères et sœurs dans des valeurs de vie: une
maman solide et complice et un père usé par la canne, que seul le tafia anesthésie,
un peu.
«Mes parents sont des gens simples. L’école de la vie est leur seul bagage ;
l’héritage de leurs ancêtres, l’unique bien qu’ils aient à transmettre. Ils veulent
avant tout être fiers de leurs enfants. […] Notre conduite doit être exemplaire:
réussir à l’école, respecter les autres, rester propres en toute circonstance.
La charge est lourde à porter et le moyens limités» (p.26)
De l’autre côté de l’Atlantique, le jeune homme sera désormais «Domino»,
empli d’espoirs. Chacun des 25 chapitres correspond à une alternance d’anecdotes
vécues «Ici» et de souvenirs ancrés «Là-bas». Une sensibilité égratignée
par des incompréhensions qui heurtent. Une sensibilité étoffée par des
complicités qui rassurent. De métier en métier, il conserve une espérance, malgré tout,
malgré tous. Au-delà des vexations, mais aussi grâce à des complicités
professionnelles, persuadé qu’il peut exister. S’il parvient à se construire un frêle
équilibre, il garde en lui un visage, un sourire, une douceur: l’image de la Capresse,
cette jeune fille aimée à l’ombre du corossolier, complice de leur secret si neuf
et si bref, pourtant. Ce secret d’amour inachevé le hante dans tout son cheminement
d’exilé natif-natal. Son cœur est à elle seule, malgré les rencontres, les unions. Dans
la débâcle de sa vie, il reviendra parmi les siens, huit ans plus tard, huit ans trop tard,
pour verser une larme amère, lourde des remords d’hier…
La genèse de ce récit: en 2001, Gilbert JEAN MARIE FLORE rencontre
son co-auteur Jean LANGEVIN. Il explique: «je cherchais quelqu’un qui ne
me trahirait pas, et nous avons travaillé six ans. Je ne souffre plus depuis
que ce livre existe» Une écriture de la délivrance, de la survivance.
Mes (p)références: des titres percutants qui permettent de chapitrer,
d’égrener chaque anecdote. Deux poèmes vrais interviennent dans la narration
pour un moment de nostalgie meurtrie.
Véronique LAROSE - Février 2007
samedi 12 septembre 2009
Être créole oui mais...
Depuis les évènements de février 2009, le monde créole est en plein bouleversement, en pleine recherche de son identité si longtemps bafouée. Le terme « créole » n’a pas la même signification pour tout le monde. Si l’on en croit le dictionnaire, un créole est une personne de race blanche née dans les anciennes colonies….
La créolité, pour décrire l'identité antillaise, ne s'appuie pas uniquement sur l'expérience des descendants d'esclaves africains, mais y intègre l'apport des caraïbes, des colons européens, des indiens d'Indes, des chinois et des syriens.
En effet, les îles de la Caraïbe sont un lieu de métissage au confluent de diverses influences. Ce monde créole est méconnu en métropole, il est en recherche de reconnaissance identitaire.
Gilbert JEAN-MARIE-FLORE, président de l’association, témoigne :
La difficulté de vivre ensemble avec nos différences est un malaise profond en France. Nous nous attachons à œuvrer sur la différence liée à nos cultures, à nos couleurs de peau. Ne parlons pas d’intégration, ni d’assimilation mais de vivre ensemble à partir de la connaissance que nous avons de l’autre afin de le reconnaître. Le phénomène des Antilles revêt un caractère propre : Français mais différent…
Pour nous tous qui avons fait le choix de partir de notre île à la recherche d’un avenir meilleur, nous évoluons en permanence dans un va et vient, dans un entre 2 :
C’est une situation instable… Où que l’on soit, nous ne sommes pas à notre place, nous voulons être ailleurs car nous sommes ancrés aux 2 endroits.
Nous évoluons entre 2 vies : celle d’avant, de nos racines…de notre enfance…et celle d’aujourd’hui, partie d’un choix qui nous a été imposé…
Nous évoluons entre 2 cultures celle transmise par nos parents et celle que l’on veut à tout prix assimiler pour se fondre dans un monde qui nous impose son rythme, ses manières sans reconnaître nos différences. A vouloir s’adapter à tout prix à cette nouvelle vie, on prend le risque d’abandonner son être, sa personnalité, son identité. Il faut alors se reconstruire.
Durant 43 ans de vie métropolitaine, il m’a fallu sortir d’une éducation rigoureuse pour basculer dans cette autre éducation où le paraître a plus de valeur que l’ « ÊTRE »….Dès le départ, les jeux sont faussés, d’où la difficulté pour une intégration sans ambigüité.
Intégration, Assimilation, Adoption… ce sont des mots qui m’interpellent encore…
Je pense à ceux qui n’ont pas pu choisir leur chemin et ont du subir toutes les agressions non visibles. Ceux ci ne peuvent pas s’affirmer, ils rongent leur frein tout en pensant à la révolte, la vengeance et la haine.
Il existe une autre alternative à ce mal être : connaître l’autre avec sa culture, son histoire, ses traditions. C’est le but que s’est fixée l’association Black et Blanc : connaître l’autre pour se reconnaître et vivre ensemble, contribuer à être un instrument de modération qui convie tous ceux qui croient en l’être humain à fournir l’effort d’accepter les différences.
L’avenir appartient aux jeunes ….Les générations nouvelles n’ont pas eu la transmission de notre histoire. Racontons leur, expliquons leur, démontrons leur, écoutons les et témoignons pour que notre parole soit porteuse pour eux d’espérance et d’avenir.
vendredi 11 septembre 2009
à la découverte du monde créole
Une exposition itinérante pour découvrir le monde créole à travers sa culture, son histoire, ses traditions...
des panneaux de toile
, des dvd thématiques permettant d'approfondir un sujet qui vous intéresse...
des objets dont Gilbert vous expliquera l'utilisation
des fruits, des légumes à déguster, à découvrir...
et aussi des soirées ...
une soirée débat autour d'un film avec Gilbert JEAN-MARIE-FLORE.... Pour tous ceux qui cherchent à comprendre ou qui vivent avec ce mal-être que ressentent de nombreux antillais qui, à l'âge de 20 ans, ont quitté leur île pour venir vivre sur la "mère patrie" à la recherche d'un avenir meilleur... que de désillusions, que d'amertume que Gilbert a su transformer en une quête : faire connaître, informer pour qu'en se connaissant mieux on puisse se comprendre...Cette soirée s'adresse aussi aux jeunes issus de cette immigration mais qui ne connaissent pas l'histoire de leurs parents, de leur île...Et parfois pour eux aussi ce mal être existe mais ils ne peuvent pas y mettre des mots...
une soirée conte qui nous fera entrer dans la magie culturelle du monde créole...
mercredi 9 septembre 2009
acheter le livre
Vous pouvez acheter ce livre directement sur notre blog ou lors des manifestations culturelles auxquelles nous participons et dont nous vous ferons part régulièrement.
20€




